Les Agendas 21 locaux : entre innovation et incantation – le 24 février

Rencontre Réseau Aldea - Agenda 21 locauxLe Réseau Aldea organise le 24 février une Rencontre-débat : « Les Agendas 21 locaux : entre innovation et incantation »

Elle aura lieu de 19h à 21h, à la Maison des Sciences Économiques (106 – 112 boulevard de l’Hôpital, Paris, Ligne 5 – station Campo Formio)

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Cycle de rencontres « 2000-2010 : retour sur 5 instruments d’action publique qui ont marqué la décennie »

Image12Le réseau Aldéa organise, en 2010 une série de rencontres autour de 5 outils et instruments emblématiques qui ont marqu é les politiques publiques élaborées ces dix dernières années

Agenda 2 1, panels citoyens, plans de rénovation urbaine ou pôle de compétitivité, l’action publique se caractérise par un empilement d’instruments, de dispositifs, de référentiels et de programmes d’actions. Ces derniers affectent l’ensemble des politiques et se déclinent dans de nombreux registres, législatif, règlementaire, économique, fiscal, incitatif ou encore communicationnel.

Plus que dresser un catalogue des outils mobilisables, aborder l’action publique sous l’angle des instruments invite à porter un regard original sur les transformations en cours de l’action publique, sur son sens et sur ses résultats.

Cette approche permet de comprendre non seulement les raisons qui poussent à retenir tel instrument par rapport à tel autre,

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L’avenir du capitalisme : une lecture de la Prospérité du Vice de Daniel Cohen

L’avenir du capitalisme : une lecture (noire) de la Prospérité du Vice de Daniel Cohen
On commence la lecture du dernier livre de Daniel Cohen pensant trouver quelques éclairages sur la crise financière et économique actuelle et, très vite, on se retrouve plongé au cœur de l’histoire du capitalisme et de l’Europe médiévale.
Mais ce livre peut aussi se lire comme un essai de prospective sur la mondialisation. On découvre quelques réflexions étonnantes, parfois désabusées, sur la nature humaine et sur la capacité de nos sociétés à répondre aux défis posés par le système capitaliste.  A cet égard, le sous-titre, « une introduction (inquiète) à l’économie », est prémonitoire et donne le ton au reste de l’ouvrage.
Daniel Cohen nous éclaire sur les tensions et contradictions que traversent nos sociétés en particulier depuis la naissance du capitalisme en Europe au Moyen-âge. Il fait dialoguer l’histoire longue avec les événements les plus récents, les processus locaux avec les dynamiques globales et les phénomènes sociaux avec les désirs individuels.
1. Une vision tragique de l’avenir
Ce qui frappe d’abord le lecteur c’est la grande fresque historique à laquelle s’emploie Daniel Cohen pour remonter aux racines du capitalisme. Ce détour par l’Histoire est le préalable indispensable pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui, et ce qui se jouera demain, à l’échelle de la planète. A cet égard la première phrase donne le ton : « ce qui s’est passé hier en Europe se répète aujourd’hui à l’échelle du Monde ».
1.1 Une breve histoire du capitalisme : quand l’économie façonne la société
Cette rétrospective ne s’arrête pas aux grands événements politiques qui ont jalonné l’Histoire. On (re)découvre l’importance de la très longue histoire, chère à Fernand Braudel.
Cette démarche n’est pas sans rappeler celle de Jacques Attali qui dans son avant dernier livre, Une brève histoire de l’avenir, propose sa propre histoire du capitalisme. « Ce récit, écrit-il, permet de dégager des lois de l’Histoire, à partir de faits en apparence parfois infimes, anodins ». (…) même si les livres d’histoire, aujourd’hui encore, s’intéressent plus au sort des princes qu’à celui des marchands, et s’ils préfèrent raconter la montée et le déclin des empires qui vont continuer à se partager le monde pendant les millénaires suivants, l’essentiel du mouvement se joue, dès ce moment, ailleurs (l’Antiquité) : dans la naissance d’un ordre individualiste, érigeant les droits de l’Homme en idéal absolu ».
Sans que Daniel Cohen ait forcément lu Jacques Attali (en tout cas, il n’y fait aucune référence dans son livre), on peut quand même y lire une même vision de l’histoire, une même volonté de montrer combien l’économie façonne la société.
Néanmoins, La Prospérité du vice tente tout particulièrement comprendre pourquoi c’est en Europe quelque part entre le XIVème et le XVIème siècle que fut « inventé » le système capitaliste. D’autant que depuis plusieurs siècles déjà, la Chine réunissait tous les « ingrédients » pour réussir cette révolution qu’on appelle aujourd’hui Croissance.
Résumant avec pédagogie les différentes controverses qui occupent depuis longtemps de nombreux chercheurs sur ce point, Daniel Cohen nous livre son point de vue : ce sont les concurrences et les guerres que se sont livrés les Etats européens depuis le Moyen-âge qui ont permis de lever les obstacles idéologiques et religieux à l’idée de Progrès.
1.2 La mondialisation ou comment le monde s’occidentalise
« Le principal risque du XXIe siècle tient moins à la confrontation des cultures ou des religions qu’à celui d’une répétition, au niveau planétaire, de l’histoire de l’Occident lui-même. L’Europe a fini dans la barbarie de la seconde guerre mondiale le bref espace de temps au cours duquel, à compter du XVIe siècle, elle fut l’épicentre de l’histoire humaine. Qui peut jurer que l’Asie échappera aujourd’hui à ce destin tragique ? ».
Tout est dit dans ce paragraphe que l’on retrouve dès l’introduction du livre de Daniel Cohen. Ce grand penseur de la mondialisation livre ainsi sa vision tragique de l’avenir.
«  Telle est en effet l’immense faiblesse d’une civilisation qui se croit guidée par le calcul de ses intérêts : elle ne réalise qu’après coup ce qui lui arrive. L’Occident n’a jamais compris en temps réel la croissance économique, les Trente Glorieuses…Très souvent comme ce fut le cas avec la Loi de Malthus, il ne saisit les lois qui le guident que lorsqu’elles deviennent mortes. L’Occident agit d’abord et comprend ensuite ».
Toujours est-il que pour Daniel Cohen la mondialisation telle que nous la vivons est partout synonyme d’occidentalisation. Toutes les sociétés recherchent la croissance, promesse d’accès à la consommation et donc au bonheur lui-même.
Cette vision tragique du futur a le mérite d’éviter les deux écueils de la pensée moderne de la mondialisation : d’une part, celle d’une fin de l’Histoire, chère à Francis Fukoyama, et d’autre part, celle d’un « clash » des civilisations annoncé par Samuel Huntington.
Il ne faut donc pas se faire d’illusion : l’introduction de l’économie de marché n’aboutit pas mécaniquement à une démocratisation politique.  Le passé récent regorge d’exemples de pays dans lesquels les mesures de libéralisation économique n’ont fait que renforcer les systèmes autoritaires en place. Pour autant, nous ne sommes pas non plus dans la vision conflictuelle d’un Huntington : ce que l’on peut interpréter comme « choc des civilisations » relève bien davantage d’une réaction violente à l’occidentalisation extrêmement rapide de ces sociétés.
C’est pourquoi en dépit de l’accroissement général des niveaux de vie, d’éducation, des échanges économiques et culturels, la violence ne cesse pas. Au contraire, semble penser Daniel Cohen, mobilisant notamment les travaux d’Amartya Sen.
2. Individu, politique et capitalisme
Mais, chose surprenante pour un économiste, la Prospérité du vice n’est pas seulement un titre pour désigner les conséquences désastreuses du capitalisme sur nos sociétés.
Daniel Cohen plonge dans l’exploration des sentiments des hommes. Avant d’envisager quelles sont les relations entre le Politique et le Capitalisme, il se penche d’abord sur les liens inextricables entre le désir des individus et le développement du capitalisme.
2.1 le bonheur, une invention du capitalisme?
Toute la force de Daniel Cohen est de montrer que le vice et la vanité sont présents dans chaque homme et que ceux-ci, loin d’être imputables aux conséquences du système capitaliste, en constituent son plus puissant moteur.
A cet égard, l’auteur rappelle le parcours de l’un des premiers penseurs du capitalisme. Vingt ans avant d’accoucher de son célèbre livre, la Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, Adam Smith écrivait une Théorie des Sentiments moraux, dans laquelle il remarquait que le système marchand reposait déjà sur la puissance de l’intérêt privé et le désir du désir de l’autre. La fable des abeilles de Bernard Mandeville au sous titre éloquent « vices privées, vertus publiques »,  l’avait d’ailleurs particulièrement inspiré.  Il y développe la thèse de l’utilité sociale de l’égoïsme à travers la métaphore de la ruche d’abeilles :
L’idée de bonheur elle-même nait-elle avec le capitalisme ? Si, comme le dit l’adage, l’argent ne fait pas le bonheur, Daniel Cohen montre en tout cas, avec travaux scientifiques à l’appui, que la perspective de croissance en est un puissant vecteur. Autrement dit, les populations dont les pays sont riches mais dont la croissance économique est faible sont moins « heureuses » que celles des pays pauvres où la croissance y est très soutenue.  Les Chinois seraient-ils plus heureux que les Français ? En tout cas l’espérance d’ascension sociale y est bien plus forte…
Avant lui, Hirshmann dans son livre Bonheur privé, action publique,  constatait déjà cette corrélation entre le bonheur des individus et la croissance économique des pays. Il relevait même le paradoxe suivant : c’est quand elles en ont le moins besoin (c’est-à-dire en période de croissance) que les sociétés se montrent les plus solidaires et généreuses. « On veut bien du bonheur collectif dans les périodes de croissance, quand les biens de consommation privés sont abondants (…). A l’inverse, lorsque l’expansion économique est faible et que les biens à consommer sont rares, le collectif devient un luxe trop couteux, et l’on vante les valeurs de l’individu et les plaisirs sobres de la famille ».
2.2 le desenchantement de la politique
Après ce constat dérangeant, Daniel Cohen se penche sur les relations, non moins encourageantes, entre l’économie et la politique. Pire, le seul chapitre qui y est consacré évoque avant tout la guerre. A l’exception de la Seconde Guerre Mondiale,  toute l’histoire de l’Occident répond à un principe simple : les périodes de prospérité économique sont particulièrement propices aux déclenchements des guerres.
Néanmoins, on aurait pu penser que l’émergence de l’Etat-providence après la Seconde Guerre Mondiale était la preuve que l’action publique était en capacité d’encadrer le système économique. Pas du tout répond Daniel Cohen : la sécurité sociale a été plus subie par les gouvernements que véritablement voulue. Pourquoi ? Parce que l’émergence de la démocratie provoque toujours plus de nouvelles demandes et de nouveaux droits sur l’éducation, la santé, la sécurité. Nos gouvernants, s’ils veulent être élus n’ont donc d’autre choix que de satisfaire au mieux ces demandes. « Même si le keynésianisme a contribué à rendre cette évolution intellectuelle acceptable, la hausse des dépenses sociales a d’abord correspondu à un besoin : celui d’une assurance-maladie, d’une assurance vieillesse…beaucoup plus qu’à un plan de régulation keynésienne de l’activité ».
La période des Trente Glorieuses en France, modèle s’il en est d’une régulation de l’économie par l’Etat, ne doit pas être fantasmé. Elle n’était pas tant le fait d’une reprise en main du politique sur l’économique mais plus simplement d’un nécessaire temps de rattrapage du niveau de vie américain. De même qu’à l’avenir, la croissance de la Chine finit par s’essouffler à mesure que sa population s’approchera du niveau de vie des Occidentaux. Une chose est d’imiter et de copier le modèle des premiers, autre chose est d’ouvrir soi-même la voie. Et Daniel Cohen  cite à titre d’exemple le Japon, en crise depuis les années 1980.
Toutefois, il reconnait le rôle joué par l’Etat dans l’efficacité économique d’un pays. « La croissance économique moderne a besoin de s’appuyer sur le cadre moderne des Etats-nations. Pour produire des richesses, il faut, à peu près à part égale, du capital, du capital humain, (éducation, santé publique) et des institutions efficaces (des marchés organisés et une justice impartiale). Deux des trois ingrédients sont produits par l’Etat.”
Et de conclure ensuite : « Economie et politique sont reliées entre elles mais par nécessité davantage que par une véritable harmonie ».
Conclusion :
En refermant ce livre, on sort avec le sentiment étrange que l’histoire de l’Occident ne pourra en effet que se répéter à l’échelle de la planète, avec son lot de bonnes et mauvaises nouvelles.
Le vice continuera à prospérer. Le désir des hommes continuera à alimenter le système capitaliste. L’addiction à la consommation n’est pas prête de cesser. La crise écologique permettra t-elle au moins de l’atténuer ? On peut en douter.
Il faudrait une sagesse et une modération universellement partagée chez tous les hommes pour que la Planète puisse se sauver définitivement. Et c’est peut être là le seul défaut de ce livre : en appeler à des changements individuels, aussi indispensables qu’impossibles à court terme.
Aussi, on est presque déçu des solutions politiques rapidement esquissées pour répondre aux défis de cette mondialisation. Rien de très original en effet dans les chapitres consacrés à la crise écologique et à la croissance virtuelle.
Après tout, est-ce bien là le rôle d’un chercheur ? En tout cas, à nous de reprendre cette réflexion pour voir comment, aujourd’hui, il est possible d’apporter de nouvelles solutions politiques.

prosperite-du-vice-09On commence la lecture du dernier livre de Daniel Cohen pensant trouver quelques éclairages sur la crise financière et économique actuelle et, très vite, on se retrouve plongé au cœur de l’histoire du capitalisme et de l’Europe médiévale.

Mais ce livre peut aussi se lire comme un essai de prospective sur la mondialisation. On découvre quelques réflexions étonnantes, parfois désabusées, sur la nature humaine et sur la capacité de nos sociétés à répondre aux défis posés par le système capitaliste.  A cet égard, le sous-titre, « une introduction (inquiète) à l’économie », est prémonitoire et donne le ton au reste de l’ouvrage.

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Quand la participation rime avec l’action. Regard sur l’expérience des conseils communaux au Venezuela

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Mobilisations collectives et démocratie participative dans les barrios de Caracas

« Le prophète politique ou religieux prêche toujours des convertis et suit ses disciples au moins autant que ses disciples le suivent, puisque seuls écoutent et entendent ses leçons ceux qui, par tout ce qu’ils sont, lui ont objectivement donné mandat de leur faire la leçon ».  Pierre Bourdieu, La reproduction


La Révolution bolivarienne est trop souvent réduite au style théâtral de son leader, Hugo Chavez. En effet, nombre d’analyses résument ce régime politique à la seule rhétorique du chef de l’Etat (Lire la suite…)

Le Grand Paris : une affaire d’Etat ?

Source: équipe LIN

Source: équipe LIN

I. Voir l’avenir en grand

Le Grand Paris n’est plus cet objet d’étude quelque peu « clandestin » qui mobilisait, il y a encore peu de temps, une poignée d’universitaires passionnés, la communauté des architectes-urbanistes « rêveurs » et quelques élus stratèges anticipant la montée en puissance de la question métropolitaine.

Il y a deux ans environ, le débat portait essentiellement sur la forme institutionnelle à promouvoir pour stimuler la compétitivité d’un territoire dont la définition du périmètre apparaissait comme la clé de lecture de toutes les interrogations sur son avenir. Une institution, un périmètre, bref, un cadre, et le projet suivrait. (Lire la suite…)

Travaux de recherche – Regards sur l’émergence d’un problème public

Nous publions ici deux travaux de recherche qui, s’ils ne concernent pas directement les mutations territoriales, illustrent comment se formulent et se légitiment certains problèmes publics mis à l’agenda politique.

Le premier article concerne la loi du 15 mars 2004 sur le port de signes religieux et l’interprétation qui peut en être faite à la lumière de l’affaire Truchelut.

La loi du 15 mars 2004 au prisme de l’affaire FannyTruchelut – Télécharger ICI

Le second porte sur la carte nationale d’identité électronique et biométrique et les aléas qu’a connu un tel projet.

Le projet INES aura-t-il lieu ? Télécharger l’article ICI

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Compte Rendu de la 1ère Rencontre LA TAXE CARBONE : QUELLE CONTRIBUTION A LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ?

Ce bonheur qui nous échappe…

Le développement durable n’est pas un long fleuve tranquille…

1ère Rencontre du Réseau Aldea avec Léo DAYAN – le 13 octobre à la Maison des Sciences Economiques, Paris.

Quand les statistiques étaient démocratiques : retour sur la période du New Deal aux Etats-Unis

La démocratie participative : une approche par ses finalités