Les chemins de l’économie soutenable et solidaire dans le Nordeste brésilien

L’équipe du programme « Economie Soutenable et Solidaire en Amérique du Sud » (ESSAS), composée de Léo Dayan et Geneviève Blanes, a fait escale en juillet dernier à Natal, dans le Nordeste du Brésil, pour lancer leur projet dans une région connue pour ses mobilisations populaires autant que pour handicap. Ils ont été accueillis par un membre d’ALDEA, Tristan Loloum, présent dans la région pour son travail de thèse. L’occasion pour nous de réfléchir aux défis de l’économie solidaire outre-atlantique.

Quelques pistes pour relancer l’investissement local

Il n’existe pas aujourd’hui de collectivités locales, y compris celles dont on pensait qu’elles reposaient sur des ressources stables (comme les départements par exemple en appui sur  la taxe professionnelle ou les droits de mutation), qui ne se posent la question de leur capacité d’investissement.
Or, chaque territoire vise aujourd’hui à affirmer son excellence (économique, scientifique, territoriale) pour exister à l’échelle nationale voire internationale. Cette raréfaction brutale des sources de financements remet en question le principe même de la décentralisation et d’inégalités territoriales. En effet, tous les territoires n’ont pas la même capacité à entrer dans cette compétition de l’attractivité. La mobilisation des sources propres de financement public, autres que celles issues des dotations de l’Etat ou du champ fiscal, qui ont les limites que l’on sait, constitue donc un enjeu de première importance.
Cette politique pose logiquement la question des politiques fiscales redistributrices notamment entre les communes urbaines et rurales qui participent pourtant au même système territorial. La réforme de la carte intercommunale en cours va dans ce sens. D’autres réflexions existent également concernant une redistribution fiscale horizontale entre collectivités locales avec par exemple le projet de  création d’un fonds de péréquation intercommunal et communal (FPIC) inscrit dans la loi de finances 2011 examinée par l’Assemblée nationale. En parallèle, le syndicat mixte d’études de Paris métropole a proposé une réforme du Fonds de Solidarité de la Région Ile-de-France (FSRIF) qui devrait permettre une plus grande solidarité entre communes franciliennes.
Les collectivités doivent innover pour inventer des nouvelles modalités de financements. Contrairement à l’Etat,  elles peinent encore à mobiliser les grands investisseurs institutionnels (banques, assurances, mutuelles, Caisses des dépôts et de Consignations). Pourtant, pour ne parler que de l’épargne des mutuelles, ce sont des dizaines de milliards d’euros qui sont placés sur les marchés sur les marchés financiers, pour le meilleur, quand il s’agit d’acquérir des obligations pour financer la dette des Etats, et pour le pire, quand ces actifs permettent une meilleure rentabilité par la constitution de portefeuilles d’actions, par nature complexe et instable.   Dans le contexte d’incertitude économique que l’on connait, ces grands opérateurs financiers institutionnels recherchent davantage de sécurité dans leur placement. Les collectivités ont là une opportunité pour attirer cette épargne dans le développement local à travers l’investissement dans les projets locaux les plus innovants en lien notamment avec le développement durable. L’Etat peut également jouer un grand rôle à travers par exemple la création d’un Livret d’épargne dédié spécifiquement au développement des territoires comme le propose un candidat à l’élection présidentielle de 2012.
D’autres initiatives innovantes existent pour renouer avec l’investissement local. L’association des Communautés Urbaines de France (ACUF) a créé l’Association d’études pour l’agence de financement des collectivités locales (AEAFCL) qui permettra d’ici 2012 d’emprunter directement sur les marchés financiers à travers l’émission de titres obligataires, selon les mêmes principes que ceux des Etats. Cette démarche permet de ne pas passer par des intermédiaires bancaires qui non seulement se révèlent très coûteux mais qui ont pu aussi dans les années 2000 abuser de certaines collectivités locales sur les modalités de remboursement de prêt.
A ce titre, il faut saluer la région Pays de la Loire qui a déjà lancé en septembre 2009 un emprunt désintermédié de grande ampleur. D’une durée de 6 ans, cet emprunt affiche un rendement de 4%, le minimum de souscription étant fixé à 500€. Selon la Région, il a attiré plus de 5500 particuliers dont la quasi majorité résident dans la région. Au final, 72 millions € ont été levés, soit le double des prévisions initiales. La Région a promis de consacrer 1/4 de cette somme à des prêts aux entreprises rencontrant des difficultés de trésorerie et les 3/4 restants en soutien à l’activité et à l’emploi notamment dans le domaine du BTP en lien avec la construction de 4 nouveaux lycées.


Mexico : una transición democrática… ¡permanente!

Los resultados de las elecciones regionales del 3 de julio pasado ya no dejan dudas. El partido revolucionario institucional (PRI), en el poder durante 71 años entre 1929 et 2000, parece en vía de ganar las presidenciales de 2012  por la primera desde la transición democrática iniciada en 2000.
En el Estado de México (la región mas poblada con mas de 15 millones de habitantes), el candidato del PRI, Eruviel Ávila, arrasó los otros candidatos. Obtuvo 62% de los votos.
Pero lo que llama la atención es la tasa de abstención que logro los 60%.
Este resultado no es tan sorprendente.
Las próximas presidenciales no parecen levantar un gran interés por parte del pueblo mexicano. Más bien tenemos la sensación de que son la apatía y la desilusión que caracterizan ahora el proceso electoral. Esta impresión se fortalece todavía más si la comparamos con la efervescencia de las elecciones de 2000 y de 2006.
A la hora de las revoluciones en los países árabes, la transición democrática de México nos puede ayudar para entender las dificultades de esos países (Egipto, Tunisia) para salir del autoritarismo.

Monsieur le préfet

C’est un grand monsieur à la démarche assurée qui entre dans la salle devenue tout à coup plus silencieuse. Il s’agit en fait d’un Salon comme le précise l’invitation de la préfecture. Un Salon troisième république, haut de plafond avec moulures et richement décorés d’écussons ovales des principales villes du département.
A son passage les quelques élus qui ont fait le déplacement se lèvent pour le saluer. Certains tentent même d’entamer une discussion furtive. M. Le préfet joue le jeu, glisse un mot à chacun puis prend place à la table ronde à la place indiquée par un papier plié sur lequel est inscrit « M. Le Préfet ».

« Commune en construction », les conseils communaux au Vénézuela

A VOIR!

Le Film documentaire Comuna en construcción de Dario AzzellinFi & Oliver Ressler (Venezuela, 2010, 94 mn) est projeté en première en France à Montreuil ce mercredi 12 janvier à 20h45 salle Le Mélies.

Il se déroulera en présence de Mathieu Commet, auteur d’un travail de recherche remarqué sur le sujet des conseils communaux au Vénézuela.

Pour plus d’informations: http://www.maisonpop.net/spip.php?article1328

Pourquoi la métropole ?

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Un texte très court de Michel Lussault, éminent géographe et président du PRES universitaire lyonnais, qui résume pour un supplément de la Lettre de la DATAR,  les enjeux posés par les métropoles. Ce texte démontre la pertinence d’une pensée métropolitaine et invite à une analyse critique des politiques publiques actuelles.  Contrairement au référentiel -pour ne pas dire l’idéologie- du développement durable qui a gagné une grande majorité des élus et des acteurs politiques ces dernières années, la grille de lecture métropolitaine permet de penser  les conflits, les tensions et les contradictions inhérentes à nos sociétés contemporaines.

Le tourisme, catalyseur de la métropole francilienne

Dis moi comment tu te déplaces, je te dirai qui tu es.

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L’avenir du capitalisme : une lecture de la Prospérité du Vice de Daniel Cohen

Quand la participation rime avec l’action. Regard sur l’expérience des conseils communaux au Venezuela

Le Grand Paris : une affaire d’Etat ?